L’agence

4 minutes de lecture palpitante

Synopsis : Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? À la veille d’une sénatoriale new-yorkaise, le favori, David Norris, doit affronter la violente campagne d’un quotidien qui décidera de sa défaite. Au lendemain de l’échec, il est séduit par le charme d’une danseuse ayant emprunté le même bus que lui et échange quelques mots avec elle. Les employés de l’Agence lui apprendront que la jeune femme n’aurait pas dû croiser sa destinée. Ils l’obligeront à brûler le morceau de papier sur lequel elle a écrit son numéro de téléphone. Norris fera tout pour la retrouver et modifier son destin « pré-programmé ».

A priori : Un film qui me semble un poil capilo-tracté mais la bande annonce donne envie. Y aurait-il un soupçon de matrix?

Verdict : Imaginez qu’un jour vous puissiez voir derrière un rideau dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Imaginez que votre vie s’en trouve chamboulée… »Imaginez »… voila un leitmotiv des scénarios inspirés des œuvres de Philip K. Dick à qui l’on doit entre beaucoup d’ autres Minority Report, Blade Runner, Paycheck, Next et maintenant L’agence. En plus d’un bon scénario l’agence est un bon film, bien réalisé, et avec de bons acteurs. (avec tant de « bons » on se croirait chez Haribo).
A cet instant vous me direz « quoi? mais c’est le flim de l’année alors?!! » et moi je vous répondrai « tout d’abord on dit « film » et pas « flim »et malheureusement non il y a des ombres au tablal. »
En effet l’agence ne révolutionne pas la Science Fiction. D’un côté nous avons un concept intéressant : « Quel est le plan ? » à base de prédictions probabilistes-déterministes (et bim!). De l’autre côté nous avons un cocktail d’ingrédients « piqués » de droite et de gauche. On y retrouve des hommes en costume et portant des chapeaux qui me rappellent ceux de Dark City, un congénère blairal m’a dit qu’ils sont la copie conforme des « watchers » dans la série Fringe. On mélange ça avec un air d’agent Smith de Matrix qui va expliquer que les humains (moi je m’en fiche, je suis un blairal) ne sont pas assez mâtures pour avoir le droit de suivre leur libre arbitre et on fait voyager tout ce petit monde via un système de porte des étoiles mais à l’échelle d’une ville. Pour les connaisseurs c’est un peu comme dans lost room, mais à la place d’une clé on a des chapeaux.
Autre comédon : le film met un peu de temps avant de devenir prenant, mais il a le mérite de le devenir et à partir de cet instant on ne décroche plus avant la fin.
Dernier petit bémol pour moi : la fin où l’on s’attend à une pirouette scénaristique qui n’arrive jamais et qui nous offre à la place un dénouement un peu mou au regard des interrogations qui nous viennent tout au long du film. (Qui? Pourquoi? Pour qui? Depuis Quand? MAC ou PC?)
Les acteurs sont crédibles : Matt Damon est comme toujours très bon, il incarne David Norris un politicien qui n’a aucun rapport avec Chuck (sinon le film serait bien plus court).Et Emily Blunt est meilleure que dans Les voyages de Gulliver même si elle manque un tout petit peu de charisme.
Conclusion : un film que je vous conseille…mais de le voir ou non, le choix vous appartient-il vraiment?

Le film en un mot : conspiration

Note du Blairal : 15/20

1 réponse
  1. frodo76
    frodo76 dit :

    avec énormément de retard : LINUX!^^ j’adore tes articles et ce film, mais je l’ai trouvé un poil longuet.

Les commentaires sont fermés.