Le Roi Lion

7 minutes de lecture palpitante

Synopsis : Dans la savane africaine, tous les animaux de la Terre des Lions se sont réunis pour célébrer la naissance du prince Simba, fils du roi Mufasa et de la reine Sarabi. Tous, sauf Scar, frère cadet de Mufasa, pour qui la naissance de cet héritier anéantit tous ses espoirs d’accéder un jour au pouvoir.
Avec la collaboration des hyènes, Scar imagine plusieurs plans diaboliques pour anéantir son frère et son neveu.

A l’occasion de la sortie en 3D du film et étant un Blairal de convictions j’ai voulu me visionner Le Roi Lion en VHS à l’ancienne (car je fais partie des 55 millions de personnes ayant acheté la cassette). Problème technologique : plus de magnétoscope. Groumpf! J’ai alors sorti le .mkv (ne me blâmez pas, Le Roi Lion a toujours fait l’apologie du piratage : « c’est l’histoire de l’.avi »). Ça y est j’avais 15 ans de moins et dès les premières secondes des frissons m’envahirent. OUI j’ai beau avoir vécu des choses dures qui forgent le caractère (Call of duty 1,2,4,5,6,7,8, Battlefield 2,3Duke Nukem Forever **vomit**, le marsupilami **revomit**), il m’arrive de frissonner devant un dessin animé. Mais pas n’importe quel film d’animation ! En effet d’avis de Blairal (« c’est l’histoire de l’avis »), Le Roi Lion a beau être sorti en 1994 il reste LE Disney qu’il faut avoir vu. Il aura d’ailleurs fallu attendre le rachat de Pixar par Mickey pour revoir des chefs d’œuvre chez la souris transgénique.
Comme le laisse entendre la fabuleuse bande son signée Hanz Zimmer et Sir Elton John, le Roi Lion c’est avant tout l’histoire de la vie. Un film magnifique basé en partie sur le cycle de la vie : tout être vivant est condamné à mourir après avoir à son tour eu une descendance qui le remplacera. Mais entre sa naissance et sa mort celui-ci à nombre d’épreuves à traverser : une phase d’apprentissage, des rencontres, des drames, de l’amouuuuur et des choix …d’autant plus quand on est de sang royal et que notre oncle veut notre mort. Bref c’est comme chez les humains.(Remplacez le roi par une princesse, l’oncle par une belle mère, les gnous par un poteau du tunnel du pont de l’Alma.)

Techniquement le film n’a pas pris une ride : les dessins et les couleurs vives utilisées n’ont pas vieilli (ce n’est pas « l’histoire de lavis »), l’animation est sans faille. Même si le scénario manichéen est très classique : « c’est l’histoire de l’avide » de pouvoir qui veut devenir roi à la place du roi, cela reste d’une efficacité redoutable. On ne s’ennuie jamais et on se prend à voyager d’émotion en émotion au cœur de la savane.
Du rire… (« c’est l’histoire de la weed ») :
Même si Les hyènes et Zazu ne sont pas en reste, le gros de la touche humoristique est assuré par la rencontre de Simba avec le suricate Timon et le phacochère Pumbaa. Pour l’anecdote Pumbaa est le premier personnage Disney à péter à l’écran.Timon et Pumbaa
…aux larmes (« nan j’pleure pas, je transpire des yeux ») :
je ne pense pas spoiler si je vous dis qu’un personnage principal meurt de manière brutale, c’est d’ailleurs avec Bambi et Rox et Rouky un des films qui fût le plus traumatisant de mon enfance. Heureusement juste après ce passage à l’intensité dramatique forte dans lequel se mélangent trahison, injustice et mort (vente de cordes dans tous les bons cinémas), Timon et Pumbaa débarquent et nous consolent (« c’est l’histoire de la wii ») avec leur Hakuna matata.

Ce qui nous amène à parler de la musique : comme dit précédemment le Roi Lion a une bande son signée par Elton John et Hans Zimmer. Celle-ci est parfaite alliant chansons débiles entrainantes dont vous ne vous débarrasserez qu’après une lobotomie. (Kurt Cobain avait entendu hakuna matata en avant-première le 2 avril 1994) et joulies musiques qui vous feront frissonner « it’s the circle of life !! ». Même la chanson de Scar est désignée par nombre de personnes comme étant la meilleure chanson d’un méchant tous Disney confondus. S’il fallait résumer la B.O en un mot ce serait « culte ». (« Il manque « culte » dans un coin »pensaient les fidèles du Blairal) Le film n’est d’ailleurs pas avare en scènes cultes : que ce soit la scène d’ouverture, la charge des gnous, les différents passages musicaux, celles-ci s’enchainent ne laissant aucune place aux temps morts et aux passages sans saveur.

Avertissement : pour l’ambiance évitez de le regarder avec un ami japonais. Au pays du soleil levant passages tristes et passages drôles sont inversés : En effet le Nippon sera heureux lorsque Simba prendra le maki et triste lorsque que Timon et Pumbaa chanteront Hakuna matata (« ce mot signifie que tu vivras ta vie sans aucun sushi »)…quel peuple étrange.
Il faut signaler aussi que l’histoire est officieusement inspirée d’un anime japonais «ジャングル大帝» (pour les noobs : « Le roi Leo »). Pourquoi je vous en parle ? Uniquement parce qu’en me documentant un peu (oui LeBlairal travaille un minimum ses articles (il faut bien justifier la sortie régulièrement irrégulière *Vade retro parenthèses imbriquées!*)) j’ai découvert que le 33ème épisode de l’anime s’appelle « Le roi Leo : Fuk l’hippopotame », je ne ferai aucun commentaire mais c’est cadeau pour briller à table au dîner de ce soir.

Conclusion : La perfection n’existe pas (l’exception confirmant la règle se situant entre ma chaise et mon clavier) mais Le Roi Lion la touche du doigt de la patte. 3 cas s’offrent à vous :

  1.  Si vous ne l’avez jamais vu :
    • Quittez immédiatement mon site
    • Rattrapez vos lacunes
    • Revenez laisser un petit commentaire à cet article dans lequel vous direz tout le bien que vous pensez du film, de moi et des castors lapons.
  2.  Si vous l’avez déjà vu il y a des années : regardez-le à nouveau. C’était mon cas et j’en avais oublié plusieurs passages (merci Alzheimer de me permettre de redécouvrir des chefs d’œuvre).
  3. Si vous venez de le revoir : attendez patiemment la sortie de mon « taupe films d’animation » (ça c’est du teaser !)

Le film en un mot : Chef d’œuvre.

Note du Blairal : 19/20

En cadeau bonux n°1 je vais commencer par vous pourrir votre journée (voire votre semaine) en vous mettant ceci dans la tête :

Et en cadeau bonux n°2 je vous propose de détruire votre enfance :

En cliquant ici vous prenez le risque de tuer à tout jamais votre insouciance
Et oui votre vie est fondée sur un mensonge, aurevoir innocence.

1 réponse
  1. Mickael
    Mickael dit :

    Sacré Blairal, toujours un jeu de mot dans sa manche! Mettre Weed et Roi lion ensemble, il fallait oser, alors en plus avec ce bonus ! Salaud !

    Pour ma part je l’ai revu en 3D (la 3D est très sympa pour une fois d’ailleurs !)
    Pareil que Le Blairal, pendant 1h30 j’avais 8 ans à nouveau. Toutes les chansons, toutes les répliques par coeur.
    Et le gros blanc dans la salle quand le-personnage-majeur meurt… Juste excellent 😀

    Après je pense que le roi lion est surévalué en partie à cause de gens comme nous pour qui il y a une grosse valeur nostalgie à prendre en compte.

Les commentaires sont fermés.