Sur la piste du marsupilami

8 minutes de lecture palpitante

Synopsis : Dan Geraldo journaliste sur le déclin, a une ultime chance de revenir au top de sa carrière. Il doit partir en Palombie pour faire un reportage sur le peuple Paya et leur secret de longévité. Avec son guide Pablito Camaron, il découvrira la jungle palombienne mais aussi sa légende : le marsupilami.


A priori :
Avant la sortie du flim : Houba Oula un film sur le marsupilami ? Quel choix étrange : une daube en perspective. Mais une daube de Chabat peut contenir du bon. A priori n°2 (après la sortie du flim) : encensé par la critique, finalement je me résous à aller le voir. (ATTENTION SPOIL : erreur)

Verdict : Au cinéma il existe deux grands types de films :

  1. les bons flims
  2. les pas bons flims
  3. les grosses daubasses

« Sur la piste du Marsupilami » se range dans cette 4ème catégorie.
Comme moi vous avez probablement lu des critiques le comparant à « Astérix mission Cléopâtre », voire à « La Cité de la peur » et utilisant des mots comme « hilarant », « comédie de l’année ». Que nenni, ce film flirte avec « Astérix aux jeux Olympiques » ou « Camping 2 » (film que je n’ai pas vu mais apparemment les critiques dont c’est le métier n’ont pas besoin de le voir pour parler d’un film). Alors soit je suis devenu un vieux blairal aigri dépourvu de sens de l’humour, soit il y a un sushi au niveau des critiques « professionnels» qui ont dû recevoir des sioux en échange d’une plume favorable. LeBlairal étant un inconditionnel de l’humour des Nuls, il s’est senti violé(et une queue de 8mètres ça fait mal) volé. En effet je m’attendais à des jeux de mots subtils, des clins d’œil, des grosses blagues moins subtiles, des gags visuels originaux… bref de l’humour estampillé « Nuls ». Et bien j’attends toujours car à l’exception d’un sourire toutes les 15-20 minutes (au prix de la place de ciné ça fait cher la blague) je me suis pas mal ennuyé.
Dès la première scène du film on est fixé : Debbouze fait et fera du Debbouze (voire même du sous-debbouze (sisi c’est possible (et marde j’avais dit pas de parenthèses imbriquées cette année…bon ok j’avais aussi dit « plus d’articles »)), qu’il est drôle ce Jamel…Houba ou pas. Comme dit précédemment nous sommes à des années lumières de « Astérix : Mission Cléopâtre » et de son humour permanent qui fait mouche à chaque fois. Ici les « gags » sont exagérés, téléphonés, non originaux, parfois grotesques et comprenant une des choses que je déteste le plus au monde (juste après l’humour allemand des années 30) : le fatigant comique d’articulation, domaine dans lequel Jamel excelle dans la médiocrité (et bim !). Je vous laisse juger via un exemple. Préparez-vous à vous tordre de rire…Houba ou pas :
« Qui n’existe pas mais qui n’existe! »
C’est drôle hein ?

Je disais donc un humour grotesque, sans finesse ni subtilité allant jusqu’à flirter avec le vulgaire : mention spéciale pour la scène avec le chien qui se masturbe sur la tête de Debbouze qui de part sa lourdeur arrive à voler un sourire. (« Un film pour enfants » qu’ils disent) Chabat m’a déçu (« un film pour les fans des Nuls » qu’ils disent). On retrouve quand même parfois l’humour des Nuls par le biais de pubs ou de trop rares absurdités dont je suis friand, mais à doses homéopathiques.

Pour ce qui est des acteurs, une fois n’est pas coutume commençons par les seconds rôles. Ceux-ci sont peu nombreux et peu brillants : (dur de remplacer Gérard Darmon, Marina Foïs, Isabelle Nanty et les autres). Le seul à s’en sortir plus ou moins reste Lambert Wilson, non pas pour son personnage de dictateur raté, mais pour une scène qui, bien que n’apportant rien au film, lui offre un contre-emploi assez inattendu. Patrick Timsit nous prouve à nouveau qu’il n’est pas fait pour le cinéma. Fred Testot (de Fred sans Omar) a tendance à en faire trop et est aussi bon comédien que… houba à bha non enfait il est mauvais. Et enfin Géraldine Nakache est aussi inutile que sa sortie est rapide.
En ce qui concerne les rôles principaux : Alain Chabat est rouillé et m’a donc beaucoup déçu (si comme moi vous êtes fans, passez votre chemin sous peine de vous faire du mal). Jamel Debbouze (avec le film ça en fait 3) est fidèle à lui-même et joue le seul rôle qu’il sait jouer, c’est-à-dire du Debbouze. C’est insupportable. Vous noterez que dans la salle il possèdera toujours un fan-club de débiles qui riront dès qu’il ouvrira la bouche…même si c’est pour dire une banalité.
« A demain! » (Note du Blairal : faire un courrier d’excuses à la Société Protectrice des Andicapés)
*rires de la salle*.

Enfin parlons du marsupilami. Tout d’abord la première impression est qu’il ne ressemble pas physiquement au « vrai » de Franquin. Je suis prêt à concéder que transformer un animal imaginaire en 2D vers de la 3D ne doit pas être chose aisée. Ma plus grosse déception est que le marsu n’est pas le personnage principal de son film : j’aurais aimé le voir plus souvent, seul dans son habitat naturel pour pouvoir suivre ses pérégrinations. 2ème déception : le marsu n’est pas drôle. Si comme moi vous avez lu ses aventures dessinées vous vous souvenez probablement que c’est un pitre, qu’il passe son temps à cogner du jaguar, à manger du piranha et à faire des galipettes dans la forêt avec sa queue démesurée. Au final, même si elles restent plus intéressantes que celles avec des acteurs humains, ces scènes sont très rares. Le pauvre Franquin doit s’être retourné dans sa tombe et être en train de plancher sur le 3ème tome des idées noires.

Le scénario semble écrit en une nuit et a autant d’intérêt qu’un documentaire sur les castors lapons (quoique savoir s’ils sont hermaphrodites reste quand même un mystère assez intéressant auquel tente de trouver réponse un chercheur d’outre-Quiévrain). Les seules scènes où l’ennui n’est pas présent sont les passages musicaux, même s’ils n’arrivent pas à la cheville du « I feel good » de Mission Cléopâtre, ils sont rythmés et entrainant. Mention spéciale pour le danseur circoncis coupé au montage mais visible au début du générique de fin qui fait du finger tutting (danse avec ses doigts) en plan séquence et c’est vraiment bien fait.

Conclusion : Il est clair que la partie la plus réussie du film est sa promotion : l’équipe jouant la carte du « le marsupilami existe vraiment », va jusqu’à le faire apparaître sur le plateau du journal de 20h de Claire Chazal. Tout cela est racoleur. On notera aussi que le budget « arrosage de « critiques » » a dû être conséquent.
« Sur la piste du marsupilami » est donc une « comédie » qui n’en mérite pas le nom et qui ne fera s’esclaffer personne. Ses longueurs n’ont d’égal que la queue du marsupilami. Un film que je ne recommande ni aux enfants, ni aux fans de Chabat… seuls les fans de Jamel (un public assez peu difficile ayant un humour primaire « Qui n’existe pas mais qui n’existe! »(C’était un cadeau bonux en parenthèses imbriquées, j’ai le sens du sacrifice)) pourront rire à gorge déployée afin de prouver aux autres spectateurs qu’ils ont compris la phrase prononcée par leur idole

Le film en un mot : Fail.

Note du Blairal : 07/20

4 réponses

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  1. […] le caractère (Call of duty 1,2,4,5,6,7,8, Battlefield 2,3… Duke Nukem Forever **vomit**, le marsupilami **revomit**), il m’arrive de frissonner devant un dessin animé. Mais pas n’importe […]

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