The binding of Isaac

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13 minutes de lecture palpitante


Salut à toi ami urophile, scatophile et autres trucdégueu-ophiles.
**sent que cet article va apporter un maximum de détraqués via Google **

Aujourd’hui je vais vous parler de The Binding of Isaac, un jeu indépendant relativement connu des gros joueurs mais encore méconnu par le plus grand public et qu’il me tarde de vous faire découvrir.

Il faut dire que ce jeu n’est pas tout public. Si je devais le résumer en quelques mots ceux-ci seraient :
« Pipi caca drogue vomis pet sang mouches ténia […] Amen.»
Ça donne envie n’est-ce pas ? Ce petit bijou de poésie et de bon goût est développé par Edmund Mc Millen : le papa dérangé de l’hardcore Super Meat Boy, jeu dans lequel vous incarnez un bout de viande qui se jette contre les murs et doit survivre en traversant un niveau jonché de seringues, de scies, de clous rouillés, de verre brisé…une boucherie vidéo ludique qui a tué pas mal de claviers et qui a causé nombre de défenestrations de par sa difficulté…mais revenons à nos moutons. (Même s’ils ont la fraîcheur d’un lendemain d’Aïd el-Kebir.)

Le pitch : Isaac n’a pas d’amis, pas d’enfance, pas de loisirs, pas de père et une maman fanatique qui ne vit que pour Dieu et la télévision. Et lorsque Dieu lui demande de lui sacrifier Isaac afin de trouver sa totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge réminiscent, notre grenouille de bénitier s’attelle à la tâche. Isaac étant trop petit pour affronter ces 120Kg de graisse et de cellulite, il fuit et va se cacher tout nu dans la cave de la maison. C’est à partir de là que le scénario, si on peut appeler ça ainsi, part « un peu » en cacahuète et que le jeu commence.

« Salace, ton univers impitoyable » ou « Au nom du Père, du fist et du malsain d’esprit ».

L’univers du jeu est carrément glauque et malsain. La religion est omniprésente et toutes les pires saloperies qui puissent vous passer par la tête sont ici suggérées (Oui même ça !).

[minute Stromae ON]

Qui dit cave dit saleté qui dit saleté dit déjections, qui dit caca dit mouches, qui dit mouches dit maladie, qui dit maladie dit… dit princesse de gale.

*sort sous les huées*

Bref ça grouille de bestioles, ça rampe, ça gratte, ça pique, ça saute, ça pue… Et pour dire de continuer dans le glauque, afin de lutter contre toute cette faune exotique, le petit Isaac utilise ses larmes comme projectiles. (Et également ses pets, son sang, son urine et son vomi… tout ça dépendra des bonus que vous trouverez, mais j’y reviendrai) Bref vous pensez peut-être que le pire est passé et bien non ce n’était que l’apéritif (j’avais oublié nos amis scatophages).

Là le sol est encore propre.

Pour ce qui est du level design c’est simple mais efficace. Les caves évoluent selon la profondeur où vous vous trouvez. La déco caca ne fait pas shit cheap et c’est visuellement très agréable de jouer. Les graphismes simples et enfantins aux couleurs vives font contraste avec ce qu’ils représentent.
La musique accompagnant le tout est issue du même compositeur que celle de Super Meat Boy et on ne s’en lasse pas, même après plus de 40h de jeu vous continuerez de jouer sans la couper…et de la siffloter en allant aux toilettes, chez le proctologue ou en partiels.

Le gameplay :

Voilà un jeu simple comme on les aime :
BoI est un dungeon crawler fonctionnant en die and retry. Traduction : un jeu dans lequel vous parcourez un «donjon »en allant de salle (sale) en salle (sale) à la manière d’un Zelda. D’ailleurs comme Link (précision pour les touristes du jeu vidéo : Link = le héros de Zelda qui ne s’appelle pas Zelda) vous aurez des clés pour ouvrir des portes, des bombes pour ouvrir des salles cachées (dans lesquelles vous pourrez trouver de sales cachets). Vous vous déplacerez avec les touches ZQSD et tirerez soit avec le mulot, soit les flèches du clavier (plus précis). La touche espace servira à déclencher votre attaque spéciale et enfin A vous fera poser des bombes. Une jouabilité d’une grande simplicité laissant ce jeu à la portée de toute personne ayant plus de 4 doigts. La seule fonction qui manquera aux casus est la sauvegarde. Vous mourrez, vous recommencez de 0. Et ça c’est le « die and retry ».

Chaque niveau représente un sous-sol de cave et le but du jeu est d’aller au sous-sol le plus profond afin de tuer sa mère. (Ne cherchez pas trop la logique, il faut voir cette descente comme un parcours initiatique d’Isaac au sein de son propre inconscient… mais j’y reviendrai… ou pas). Ce jeu est d’ailleurs déconseillé à Natascha Kampusch, à Œdipe, aux âmes puritaines, au plus jeune public ainsi qu’aux scénaristes qui voudraient en tirer une adaptation cinématographique.

Une drogue.

Ce jeu est addictif : les parties durent entre 10 secondes (si vous êtes manchot et aveugle) à 45mn si vous arrivez jusqu’à la fin. Car oui il y a une fin. Enfin non il n’y a pas une fin : il y en a une dizaine mais ça c’est du spoil et c’est pas du tout mon genre de raconter la fin des jeux.

«– Quoi 45mn pour finir le jeu ? Mais c’est quoi ce foutage de gueule ?
-Bon déjà je vais te demander de rester poli car ici bordel de cul on n’aime pas trop trop ce qui est ordurier. »

C’est en effet dans sa durée de vie que réside la force du jeu. La replay value est

Grand moment de frustration.

gigantesque : chaque salle, chaque sous-sol, chaque ennemi, chaque boss, Shakira sont générés aléatoirement. Pas une seule partie ne sera comme la précédente. Les Items que vous trouvez sont aussi aléatoires et plus vous jouerez, plus vous en débloquerez de nouveaux et ce pour votre plus grand plaisir. Saupoudrez le tout d’une difficulté élevée et d’un pouvoir d’addiction énorme « Quoi ??Je ne peux pas mourir comme ça !! Aller hop je recommence ! ».
Plus vous trouverez d’items pour « tuner » votre Isaac, plus il sera difforme et plus vous serez puissant (sur le papier car il y a des items plus handicapants qu’autre chose). Et même si la chance joue un peu, vous aurez parfois des choix cornéliens à faire : 1 clé, 1 coffre fermé, une porte verrouillée… *ploufplouf*
La micro gestion de vos items est d’ailleurs toute aussi importante que votre technique d’évitement de projectiles ou que vos talents de sniper. (Développés en urinant debout depuis votre plus tendre enfance.)

« Mais c’est quoi ces items dont tu parles depuis tout à l’heure ? »

Ça se voit tant que ça que j’essayais de repousser ce moment ? Mais puisque vous le demandez, allons-y.
Les objets (qui sont plus d’une centaine) peuvent être trouvés soit dans des coffres (assez classique), soit après avoir tué des ennemis (toujours classique) soit dans les crottes (ni classe, ni classique), les flammes, les pièces secrètes…
Chaque objet a un lien avec l’enfance d’Isaac. Il en existe 5 grandes catégories.

Cacamehameha!!!

-La première vous permet de modifier votre arme principale (vos larmes) Exemple si vous trouvez un oignon vos larmes seront plus nombreuses, si vous trouvez la tête de votre ours en peluche vous pleurerez de plus grosses larmes ou bien si vous trouvez les chaussures à talon de votre mère votre portée sera augmentée. Vous pouvez également vous faire accompagner par des « personnages » qui tireront en même temps que vous ou vous protégeront. (La plupart sont des fœtus morts ou des morceaux de viande.)

-La deuxième catégorie est constituée des items consommables. Celles-ci sont soit des pilules pouvant booster (ou plomber) vos stats mais dont vous ne connaitrez pas l’effet avant de les avoir testées, soit des cartes de tarot)

-Vous pourrez également trouver une arme spéciale qui met un certain temps à se recharger. (Vous ne pouvez en avoir qu’une seule à la fois.) Celle-ci allant d’un flacon d’urine à une serviette hygiénique de votre mère (je crois que je viens de perdre les derniers lecteurs ici).

-La 4ème catégorie fut rajoutée dans l’extension « Wrath of the lamb » (« la fureur de l’agneau ») et est constituée d’items qui jouent sur la chance. (Qui augmentent par exemple la probabilité de trouver des cœurs.)

-Et enfin la 5ème est la plus classique et regroupe les clés, différents types de cœurs, les bombes et enfin votre argent (que vous pourrez claquer dans des jeux d’argent (pour les hommes), dans les magasins (pour les femmes) ou donner à des mendiants (pour les autres)). Aucun vice n’a été oublié !

Une dernière précision : les objets des 4 premières catégories sont fournis sans notice, seule l’expérience vous permettra de déterminer leurs effets, lesquels vous conviendront et lesquels il faudra éviter.

Le bestiaire :dans la cave vous trouverez des vers, des ténias, des araignées, des mouches, plein de mouches, des grosses, des petites, des vertes, des rouges, des bleues, des clones de vous (notre petit Isaac se bat aussi contre ses démons intérieurs) des clones de vous sans tête, des clones de vous rotant des mouches ou qui pètent (« BOUM » , pas « PROUT »)lorsque vous les tuez. Des boss : des gros, des petits…(Les boss facultatifs incarnant chacun un des 7 péchés capitaux) la plupart ayant pour point commun d’être relativement dégouttant et se battant souvent avec les mêmes armes que vous mais en encore plus sales. (Aucune sécrétion n’est oubliée.)

Un ver ça va…

Replay value : ENORME, outre le côté aléatoire déjà abordé, en bon die and retry à chaque fois que vous le terminerez…ou pas, vous débloquerez de nouveaux personnages (comme par exemple la « Whore of Babylon »), de nouveaux ennemis, de nouveaux items. Vous aurez toujours plus de pratique et après chaque décès (et après avoir lâché une insulte en allemand) vous relancerez une nouvelle partie en espérant avoir de meilleurs objets.

Une autre force du jeu est son petit prix. Moins de 5€ et souvent à moins de 1,5€ sur la plateforme Steam. Il a également fait partie d’une offre humble bundle. (Vous donnez ce que vous voulez à qui vous voulez.) L’extension quant à elle est encore moins chère.

Conclusion : Contrairement à ce que certains pourront penser, Binding Of Isaac n’est pas au jeu vidéo ce que 2 girls 1 cup est au cinéma. BoI est selon moi un jeu parfait : beau, coprochronophage, addictif, original, pas cher, addictif, d’une richesse extrême, chronophage et régulièrement mis à jour. La durée de chaque partie en fera votre parfait compagnon vidéoludique lorsque vous aurez 30mn (ou votre mère) à tuer.

Le jeu en 4 mots : malsain, frustrant, génial, addictif

note du Blairal : 18,666/20

Fais moi mal !

Et en cadeau Bonux (et parce que j’ai foiré ma propre capture) le test vidéo de Usul :

2 réponses
  1. Lillitha
    Lillitha dit :

    Cet article est super !
    Et me donne une énorme envie de découvrir ce jeu XD
    Dès cet après midi j’y go XD

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